Remerciements

23/06/2011 Pascal 3 commentaires

Merci à tous les potes, cousins et potes de potes qui nous ont hébergés, à chaque fois ce fut le 5 étoiles: Jems et Simona à Madrid, Gabi et la famille Faria à Rio, Paul et Marine, puis Pedro à Buenos Aires, Pierre à Los Angeles, Terng à Bangkok, Aurore puis Nicolas et Isabel à Singapour, Thierry et Arif à Bali, Rémi et Claire à Hong-Kong, Caro et Alex ainsi que Constance et Nicolas à Dubai, Marc à Munich.

Merci à tous les coachsurfeurs et ceux qui nous ont hébergés sans même l’avoir préparé, ça nous dit que le monde est bourré de gens biens: Carlos et ses collocs, Maritza, Lloyd, Mega, Jaya, Mario, Anne, Mark, Craig, Haruna, Dessy, Jacky et ses collocs, Claudia et Sacha…

Merci à Bob, Elo et Lio les trois patrons qui sont venus faire un bout de chemin avec nous.

Merci à nos parents, frangins et potes qui nous ont suivis assidûment durant ces 16 mois. Mention spéciale à nos plus grands commentateurs Michèle, Marie, Rémi, Jems, Eve, Teurp, buddy, Anto, Elo, Barry, … Merci à tous nos lecteurs, vous nous avez motivés pour continuer à alimenter ce blog, et grâce à vous le résultat est un super souvenir (merci encore à Clem pour le design).

Merci à tous les conducteurs qui nous ont  pris en stop, dans leur camion, leur voiture ou leur bateau. Merci spécialement à Helmut et Jerry pour nous avoir accueillis et supportés pendant plus de deux mois sur le bateau, ça en valait la peine!

Merci à Chhongba, Pasang, tous les enfants de Shakti Nepal et l’association en France, pour nous avoir accueillis et fait passer de si bons moments à Kartmandou.

Merci à celles et ceux que nous avons croisés sur la route et qui ont fait la richesse de ce voyage, la liste est trop longue…

Et merci aux Black Eyed Peas pour la musique officielle de la tournée qui nous a accompagnée dans tous les bars et boites du globe.

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Les tops et les flops

23/06/2011 Pascal un commentaire
C’est pas toujours facile de choisir, mais voici les top 5 de ce tour du monde (pour ceux qui n’ont pas tout suivi vous pouvez cliquer sur les liens pour relire les articles):


Le top 5 des sites culturels
- Kyoto (et ici)
- Machu Picchu
- Tikal

- Goa

Le top 5 de la bouffe
- Le bœuf de Kobe
- L’asado argentin


Le top 5 de la fiesta
- Buenos Aires
- Kuta Bali
- Les Philippines
- Las Vegas
- Bay to breakers à San Francisco

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Ankara – Paris en auto-stop

23/06/2011 Pascal 3 commentaires

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Dernier exploit et pas des moindres: relier Ankara à Paris en auto-stop. On rappelle la règle: aucun transport payé, sauf les métros et bus en centre ville. En tout, ils nous aura fallu pas moins de 29 véhicules et 30 chauffeurs pour parcourir 3380 kilomètres en 10 jours, en traversant 7 pays. Nous partîmes d’Ankara le 2 Février, avec pour objectif (secret) de rallier Paris le 12 au maximum, afin de faire la surprise à tout le monde. Officiellement nous avons prévu plus de temps pour traverser l’Europe, mais la perspective d’une grande fête avec les familles et les copains nous a fait changer un peu nos plans. L’auto-stop à deux mecs, ça n’a rien de facile, car il faut de la place, et beaucoup de conducteurs rechignent à prendre des autostoppeurs, car « on sait jamais avec toutes ces histoires que l’on entend… » Heureusement nous avions avec nous les ingrédients clés de l’auto-stop reussi:

- une superbe ardoise d’écolier achetée à Ankara, avec un coté noir et un coté blanc, parfait pour écrire nos destinations, mais aussi de petits messages aguicheurs.

- Nos bérets de frenchies, avec le drapeau prêt dans la poche en cas d’extrême urgence (car effectivement les français sont encore appréciés à l’étranger)

- Nos gueules de minets, avec sourire aquafresh et petite raie sur le coté (pour Bertrand, moi je cachait mes cheveux longs sous le béret)

- Pleins d’histoires à raconter à nos chauffeurs

- Beaucoup de persévérance, car parfois ça peut durer des heures sans bouger dans le froid ou sous la pluie

- Et enfin de la chance, comme souvent lors de notre voyage

Voici le récit détaillé de notre dernière aventure, sans doute l’une des plus difficiles mais aussi l’une des plus riches de surprises et de rencontres…

Mercredi 2 Février : Ankara – Banlieue d’Istanbul, 400km

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Il est  8 heures du matin, Jacky, notre hôte à Ankara, nous dépose sur la route d’Istanbul, après nous avoir offert le petit déjeuner… Les débuts sont difficiles: il fait moins cinq degrés, et notre technique n’est pas encore vraiment au point. Après presque une heure le long de la quatre voie, nous tentons les stations services. Un monsieur nous paye des croissants, un autre nous explique les plaques d’immatriculations, pour mieux cibler les voitures, mais finalement nous sommes virés par le gérant de la station qui en a marre de nous voir traîner et importuner ses clients. On se remet alors en route,  jusqu’à la prochaine station, qui s’avère totalement vide, alors on pousse jusqu’à la sortie suivante. IL est plus de midi quand nous arrivons enfin au prochain carrefour, et l’on se poste à l’entrée de l’autoroute cette fois, en espérant un peu plus de voiture vers Istanbul. Nous avons déja attendus plus de quatre heure, marché cinq ou six kilomètres avec les sacs, et on commence à se dire qu’on a peut-être fait une connerie, que le stop ça marche pas en Turquie. Bertrand commence une sieste contre un feu rouge, quand à moi je ne perd pas espoir… Même si ça ne marche pas, certains nous sourient, les camionneurs nous font des signes ou klaxonnent… bref ça va bien finir par s’arrêter.

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Et puis soudain un camion me passe devant et s’arrête trente mètres plus loin, le chauffeur descend et me fait des grands signes. J’arrive en courant, je n’y crois pas, et puis c’est bien bien ça, il me propose de monter. Je lui dis que nous sommes deux, mais pas de problème, on va se serrer. Je cours réveiller Bertrand, qui émerge difficilement, et nous grimpons dans le semi-remorque, on ne sait pas trop vers où, mais nous voila partis, c’est le principal. A bord, Kadir nous offre une bière, nous raconte sa vie, on lui raconte notre voyage, bien calés au chaud, et l’on voit l’Anatolie sous la neige défiler devant nous. Bien sûr on se rappelle de notre départ à bord du semi-remorque de Fred, un an et demi plus tôt, et on se dit qu’on en a fait des choses entre temps… On ne comprends pas trop son itinéraire, mais il va à Bolu, puis vers Istanbul, alors on ne pose pas trop de questions.

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Puis il nous explique qu’il doit s’arrêter dans une usine de poulets, afin de charger. Nous y arrivons un peu avant la nuit, et nous assistons au nettoyage de la benne, avant de nous faire offrir un repas chaud dans la cantine de l’usine, au milieu des chauffeurs, qui se demandent ce que l’on fout là. Après des heures d’attentes, à se demander si on repart avec lui ou un autre camion, Kadir nous fait signe, et nous sommes repartis. Il est une heure du matin, et je m’installe sur la banquette pour dormir, et bon sang qu’on est bien, après une telle journée!

Jeudi 3 Février: Istanbul, 50km

Il est quatre heure du matin quand Kadir nous laisse sur une aire d’autoroute, cinquante kilomètres avant Istanbul, car il s’arrête à la prochaine sortie pour décharger. Heureusement il y a un restaurant ouvert toute la nuit, qui nous permet de passer la nuit au chaud. Après deux heures à somnoler sur les banquettes, on voit les gens commencer à arriver, et on ressort l’ardoise magique, on demande à droite à gauche. Finalement c’est un bus touristique qui nous prend, car des passagers sont déja descendus. C’est un bus de nuit comme on en a tant pris, on se demande alors s’il va nous faire payer, mais non. On a même droit à un café chaud. Et arrivés à la gare routière, un peu loin du centre, on apprend qu’une navette gratuite part pour Taksim, le centre d’Istanbul. Avant dix heures, nous voilà arrivés à la première étape, avec toute la journée pour visiter. On se fait la mosquée bleue, Ayasofia, un peu de shopping au Grand Bazar, un petit tour vers la tour Galata, un bon kebab, un narguilé , bref tous les classiques en une petite journée (voir l’album Turquie).

Vendredi 4 Février: Istanbul- Sofia (Bulgarie), 580km

Après la sortie difficile d’Ankara, nous ne voulons plus faire la même erreur, alors nous étudions longuement google map avant de partir de notre hotel, afin de choisir le meilleur endroit, c’est à dire celui maximisant   » nombre de véhicules x probabilité que la voiture va dans la bonne direction ». Coup de bol, à pied on peut rejoindre le tout début de l’autoroute en plein centre d’Istanbul. Après une bonne demi-heure de marche, on se met donc en place, et le poisson ne tarde pas à mordre: cette fois c’est un utilitaire qui nous sort de la ville… mais il nous dépose en plein sur l’autoroute quelques kilomètres plus loin, en plein milieu d’une séparation, le truc impensable en France. Qu’à cela ne tienne, après l’avoir remercié de ce super lift, nous longeons et traversons plusieurs bretelles, pour finalement arriver directement au péage. Nous ne sommes pas les seuls à avoir eu la même idée, mais les autres n’ont pas l’ardoise magique héhé. mercedesAprès seulement 10 minutes d’attente, une mercedes s’arrête, avec à bord Peter le Bulgare et Natacha sa copine Russe, qui vont justement en Bulgarie. Gros coup de chance, et c’est parti pour plusieurs heures à plus de 150km/h de moyenne, avec au passage une petite larme lors de notre entrée en Union Européenne. Ils nous laissent à la nuit, en pleine campagne Bulgare, car eux s’arrêtent bientôt et nous voulons continuer jusqu’à Sofia. Le problème c’est que le stop c’est déjà difficile le jour, mais la nuit ça devient carrément impossible. Nous sommes frigorifiés, affamés, il n’y a rien autour de nous, pas même une lumière, alors nous sortons nos frontales et le drapeau français pour essayer de nous faire remarquer.

L'auto-stop c'est pas toujours drôle...

L'auto-stop c'est pas toujours drôle...

Après une bonne heure d’attente dans le froid, une voiture s’arrête enfin. C’est George, consultant en marketing, qui rentre chez lui à Sofia, et nous voilà partis avec lui pour deux cent kilomètres. On discute pas mal, on parle du voyage, de son boulot, de l’économie Bulgare, et puis George, très gentiment, nous propose de nous aider à trouver un hôtel où dormir. Il appelle son fils, lui fait réserver, puis nous dépose directement devant l’hôtel, un genre Formule1. On décharge, on dit au revoir à George, on le remercie, puis nous retournons vers la réception. « Combien on vous doit pour la nuit? » « - Rien, votre ami a payé ». Le George, ce coquin, avait payé en douce pendant qu’on sortait nos sacs de la voiture! On profite alors de notre chambre, un peu bouleversés par tant de gentillesse. George, on t’oubliera pas c’est sûr, si tu lis ces lignes un jour tu es le bienvenu en France, en Suisse ou à Hong Kong!

George et son Berlingo

George et son Berlingo

Samedi 5 Février: Sofia- Pirot (Serbie), 90km

La pire journée… à Sofia, on n’arrive pas à sortir de la ville, alors on finit par prendre un bus, qui nous amène sur la route de Belgrade. Là encore, au moins une heure d’attente avant que Valentin nous prenne dans son van VW. Mais il ne va que jusqu’à la frontière Serbe. Nous la franchissons à pied, avec au passage le dernier tampon sur notre passeport. Après la frontière, un autre conducteur nous prend assez vite, on se dit qu’ils sont sympa ces serbes… Et puis il nous laisse un peu avant Pirot, là première ville, à 10 kilomètres de la frontière. Il nous propose de boire un verre chez lui, mais on refuse en nous disant qu’il faut qu’on trace… mal nous en prit! Nous voilà sur une route de campagne, au fin fond de la Serbie, et les seules voitures qui passent sont Bulgares et surchargées. En plus nous sommes du mauvais côté du village, bref aucune voiture pour Belgrade. C’est joli la campagne Serbe sous la neige, mais après au moins 8 kilomètres à marcher avec 25 kilos sur le dos c’est franchement déprimant!

Au fin fond de la Serbie

Au fin fond de la Serbie

On finit par s’arrêter un peu dans une station service, mais personne ne s’y arrête, c’est la loose, la vraie. Nous voilà coincés pour de bon, alors on finit par se résigner, en se disant que cette journée n’était pas la bonne, et on marche jusqu’au centre ville, on prend une chambre dans le meilleur hôtel, et on se pose devant France -Ecosse sur Internet, pour finir la journée sur une bonne note.

Dimanche 6 / Lundi 7 Février: Pirot-Vienne: 925km

Revigorés par une bonne nuit de sommeil, nous partons de notre hôtel au petit matin, et on trouve vite une voiture à la sortie du village. C’est une Zastava, une marque Serbe aujourd’hui filliale de Fiat. Mais le chaufeur ne va pas loin, seulement à un village un peu plus loin sur la route. Il nous laisse sur un genre d’aire de repos, avec un café restaurant pour les routiers, notamment pas mal de turcs. On essaie de leur sortir trois mots, techekur ederim, mais sans succès. Finalement c’est un jeune Serbe qui nous prend en mazda, et il est en route pour Belgrade! Ça y est la chance est de retour!

A Belgrade, on ne prend même pas le temps d’aller visiter la ville, qui est la plus belle du monde selon notre chauffeur, mais qui depuis le Périph donne pas vraiment envie… Ce sera pour la prochaine fois, car si on veut sécuriser l’arrivée à Paris le 12 on a pas le temps de traîner après avoir perdu un jour en Serbie. On se poste donc dans une station service, sûrs de nous. On voit passer énormément de voitures, même des italiens et des Français, on se prend même à rêver d’un lift direct vers Zagreb ou l’Italie. Et puis, un peu frigorifiés, nous nous mettons à l’abri, et on tente la méthode  » linguistique »: écrire quelques mots en Serbe sur notre ardoise magique pour appâter les clients de la station… Le serveur du bar me donne un sacré coup de main, et alors que je suis en train de recopier soigneusement ce qu’il vient d’écrire sur un brouillon, un type s’approche vers moi, lit le papier et me dit: « si vous voulez on va à Vienne, on peut vous prendre avec nous » Vienne??? c’est à plus de 600 kilomètres! On saute sur l’occasion bien sûr, même si ça nous fait changer du trajet prévu (par Zagreb puis Ljubjana). Ce sont deux frangins serbes qui sont mécanos en Autriche et qui rentrent tous les week end en Serbie. Ils se relaient au volant, et après quelques récits de voyage, on s’endort tous les deux en s’excusant un peu, mais la journée a été très, très longue encore…

A la frontière Autrichienne

A la frontière Autrichienne

On se dit au revoir vers 4 heures du matin dans une station Total (c’est sans doute pas un hasard), et une fois de plus nous tentons de squatter les banquettes. « Nicht Schlaffen!! » Ahhh mince, l’équipe du matin a débarqué, ils aiment pas trop nos têtes apparemment, surtout que nous ne sommes pas les meilleurs clients… Il est 6 heures et quelques, on a dormi un peu au moins… On trouve assez vite une voiture pour Vienne, qui n’est qu’à quarante kilomètres de là. Et après avoir trouvé une auberge de jeunesse, fait une petite sieste, nous voilà partis visiter la ville. Le temps est superbe, nous dégustons quelques bières sur les places, on fait les magasins à la recherche d’un drapeau autrichien à coudre sur nos sacs, et nous sommes détendus, car après une telle nuit le pari est presque gagné, il nous reste cinq jours pour rallier Paris…

Mardi 8 Février: Vienne -Salzburg, 315km

La pression est retombée, alors on profite un peu plus longtemps de nos lits. On se lance vers midi, en direction de l’autoroute. Une fois encore le plus dur est de sortir de la ville. Après plus d’une heure au bord d’un rond-point, on finit par apprendre qu’on s’est trompé d’autoroute, personne ne va à Salzburg. On reprend alors le métro, et on va se poser au bord de la route à la sortie de la ville. Ça mord en moins d’une demi-heure, c’est un étudiant en Volvo qui se rend à Linz, un peu plus à mi-chemin. Il nous laisse sur une aire d’autoroute. On y attend pas mal, au passage on se fait presque prendre par des flics qui passaient par là, mais qui malheureusement restent sur place. Ça c’aurait été fort! Finalement c’est Julia qui nous prend, en nous disant qu’elle ne prend jamais d’auto-stoppeurs mais qu’on avait l’air sympa! Elle nous laisse sur une autre aire de repos, à Mondsee. Il reste peu de chemin mais la nuit tombe, ça sent pas bon…

La technique ultime!

La technique ultime!

Quelques voitures passent, mais ça ne donne rien, alors pour passer le temps on se lance dans un bonhomme de neige. Nous sommes à présent trois à faire du stop, et la technique marche du tonnerre. C’est Sacha qui s’arrête bientôt, et ça va même plus loin… on raconte  un peu notre trip, on lui dit qu’on fait du couchsurfing, il passe alors un coup de fil à sa copine Claudia, qui fait aussi partie du réseau, et ils proposent de nous accueillir pour la nuit! On se charge alors des courses et du dîner, et une heure après nous voilà tous les quatre à déguster un bon verre de vin ensemble. Voilà la magie du stop!

salzburg

Mercredi 9 Février: Salzburg – München, 150km

Sur les conseils de Claudia, qui nous dépose en ville, nous visitons la ville de Mozart de bon matin. On dépose les sacs dans une boulangerie, et on part à travers les ruelles, puis en haut de la colline pour avoir le panorama. Il a neigé récemment et le spectacle est superbe. On passe devant la maison natale de Mozart, puis après avoir récupéré les sacs et s’être fait offrir (une fois encore!) des croissants par la boulangère, nous nous mettons en route. L’Allemagne n’est pas loin, mais la route est un peu compliquée. Surtout on se fait prendre assez rapidement, par une autrichienne, puis par un Bavarois juste après la frontière. Mais le stop étant interdit sur les autoroutes en Allemagne, il nous dépose dans un petit village sur une nationale , et l’on est complètement paumés! Heureusement un troisième chauffeur nous remets sur la bonne voie, en faisant un bon détour au passage. Il nous laisse sur une aire d’Autoroute, et c’est Roman, un étudiant, qui vient terminer le travail en nous déposant directement au métro de Munich. On s’attendait à plus de difficulté, et en réalité c’est en Allemagne que l’auto-stop semble le mieux marcher. La suite nous le confirmera…

A Munich, nous sommes accueillis par Marc, un pote de Bertrand, et on décide de prendre un jour off, le timing étant plus que confortable à présent. Le jeudi est donc consacré au tourisme et à la bière, évidemment!

munich

Vendredi 11 Février: München – Saarbrücken, 475km

C’est parti pour la dernière étape, non stop jusqu’à Paris. Ce vendredi est le jour qui marche le mieux, même si tous les trajets ne sont pas très longs. On commence par un utilitaire à la sortie de Munich, qui nous met sur les rails en nous laissant sur une aire d’autoroute. Ensuite ça s’enchaîne, avec au total 7 conducteurs dans la journée. Les autoroutes étant sans limitation de vitesse en Allemagne, on se prend à rêver d’une mercedes ou d’une BMW.

A8

Et puis, alors que nous sommes un peu coincés sur une aire désertique, sans station service, c’est une Audi A8 qui s’arrête! Mieux que tout ce qu’on avait imaginé! Hans Jurgen est directeur d’entreprise, il a une voiture toute neuve, et il prend deux auto-stoppeurs (un peu) crasseux, châpeau! Et c’est parti pour une heure à plus de 230, la voiture ne bronche pas, on voit les kilomètres défiler, c’est le pied! Derrière on repart avec un Range Rover, puis une BMW 530 qui a peu à envier à l’Audi… Pour finalement arriver à Saarbrücken à la tombée de la nuit. La France n’est plus qu’à quelques kilomètres… Malheureusement le dernier chauffeur s’est un peu planté de route et nous a déposé du mauvais côté de la ville (après y être passé), on galère un peu pour finalement trouver une voiture qui nous ramène dans le centre. Mais il est vendredi soir, en plein centre ville, difficile de trouver une voiture pour la France. On commence donc à marcher vers la frontière, qui ne nous paraît pas très loin… erreur, il y a bien dix kilomètres, et nous voilà sur une route au milieu des bois, en pleine nuit. Au passage une voiture (de français) nous fait la super blague du   »Je m’arrête à cent mètre – je vous regarde courir comme des cons – je redémarre avec un coup de klaxon », j’avoue qu’on rit un peu jaune à ce moment-là. On se fait même klaxonner plusieurs fois par des voitures de jeunes français qui sont allés faire la fête en Allemagne. Epuisés, à plus de 2heures du matin, nous arrivons à un MacDo, juste derrière la frontière. IL est encore ouvert quelque temps, et on restaure avant de continuer notre chemin. On traverse un parking, on monte un talus, on passe un grillage, et nous voila exactement sur l’autoroute au passage de la frontière. Plus aucune voiture ne passe, mais le panneau « France » nous donne un peu de courage, et la séance photo est inoubliable. Après les réjouissance, direction la station service côté Allemagne, où on pourra peut-être dormir au chaud…

Home sweet home...

Home sweet home...

Samedi 12 Février: Saarbrücken – Paris, 395km

6 heures du matin, station Total de la frontière. Alors que j’ai erré pendant la nuit, sans pouvoir vraiment dormir, Bertrand a trouvé une place propre bien au chaud… dans la douche, au sous-sol de la station! Imaginez la tête de la femme de ménage qui débarque à six heures du matin et qui voit cet énergumène couché sur son tapis de sol… On dégarpille vite fait bien fait, et on retourne se poster au passage de la douane (qui n’existe plus vraiment), mais là où il y a un parking pour s’arrêter et où les voitures doivent ralentir. Les voitures commencent à arriver… que des français, qui vont dans la bonne direction, la plupart seuls dans leur voiture… Et pourtant pas un ne s’arrête, ni même ne nous regarde. Ah si, un nous fait un doigt d’honneur! Bienvenue à la maison les patrons. Il fait moins cinq degré, nous sommes crevés, de retour au pays, on peut pas être coincés maintenant! C’est seulement après trois heures à pester contre les français que nous voyons une voiture s’arrêter: ce sont deux étudiantes qui se rendent à Metz. Parfait! On discute un peu, surtout Bertrand car je commence enfin ma nuit, puis elles nous déposent en plein centre de Metz. Après avoir pas mal galéré à trouver la direction de Paris, on se poste sur un terre plein central. Mais encore une fois le stop en France paraît le plus difficile. Je suis au bout du rouleau, Bertrand pas au top non plus, et il nous reste 300 kilomètres à faire dans l’après-midi. La situation semble sans issue, on tente d’aborder directement toutes les voitures à un feu rouge, on commence même à envisager un tgv Metz-Paris… Et puis enfin c’est Yassine, un Algérien de Reims venu faire une course à Metz, qui nous ayant vu à l’aller s’arrête au retour lorsqu’il nous voit au même endroit, deux heures après. Enfin on se dit que Paris va être gagné pour de bon… En effet Yassine non seulement nous emmène à Reims, mais fait même un détour pour nous déposer à l’entrée de l’autoroute de Paris.

L'ardoise, le pouce, le feu rouge, le sourire, tout y est!

L'ardoise, le pouce, le feu rouge, le sourire, tout y est!

Bref, trouver la dernière voiture fut de la rigolade, et après un petit quart d’heure, ce sont Sophie et Christophe qui s’arrêtent. Cette fois-ci c’est fait! Nous sommes fous de joie d’avoir réussi, et eux bien contents d’être les derniers contributeurs à cette belle aventure. Et c’est après avoir longtemps échangé et raconté nos exploits que nous descendons vers Bercy, pour la dernière photo… Maintenant place à la fête!

La soirée ne fait que commencer, ouais!

La soirée ne fait que commencer, ouais!

Encore un grand merci à tous nos conducteurs qui ont rendu cette aventure si riche. Merci quand même à tous ceux qui nous ont encouragés, aidés ou juste souri, et quant à vous chers lecteurs,  la prochaine fois que vous croisez des auto-stoppeurs, je vous engage à vous arrêter, car il sont peut-être là depuis des heures, et qui sait ils ont peut-être 16 mois de voyage à vous raconter…

Vous pouvez retrouver toutes les photos de cette aventure ici.

Ankara

30/03/2011 Pascal 4 commentaires
Devant le chateau d'Ankara

Devant le magnifique château d'Ankara

La Turquie, ce fut le retour tout droit en hiver… et en Europe. Car n’en déplaise à la géographie et aux opposants de la Turquie dans l’Europe, quand on arrive à Ankara après quelques mois en Asie on se croit vraiment rentré à la maison en quelque sorte. Nous arrivions de Dubaï, où nous avions profité de la piscine et des 25 degrés à l’ombre, et après quelques heures d’avion nous arrivions dans la capitale Turque, sous 10 cm de neige. Heureusement la chaleur de l’accueil de Jacky et de ses collocs, contactés sur Couchsurfing en toute urgence, nous réchauffait le cœur. Nous décidâmes alors de rester une nuit de plus chez nos hôtes, et d’en profiter pour visiter Ankara. A priori cette ville, qui n’est devenue la capitale de la Turquie que depuis 1938, ne possède pas d’attrait particulier, mais Jacky nous orienta tout de même vers quelques endroits à visiter. Et c’est à pied que nous partîmes en direction du château d’Ankara. Sur le chemin Bertrand en profitait pour acquérir une veste tout à fait classe, qui allait lui permettre de traverser l’Europe un peu plus au chaud. Puis on traversa un bazar extraordinaire, où absolument tout se trouve. Notamment pour Bertrand de quoi parachever son look…

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Puis nous arrivâmes au château perché en haut d’une grande butte, au milieu petites ruelles qui rappellent étrangement un petit village dans les Alpes. Le château n’avait pas grand intérêt, mais la vue de la capitale toute blanchie par la neige valait le coup.

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Après un passage par le marché fort sympathique, quelques courses pour préparer notre dernière aventure, nous achevâmes notre tour par le Mémorial Atatürk, où repose le père de la Nation Moderne. Mustapha Kemal Atatürk fût le héros de la guerre d’indépendance de la Turquie contre la Grèce. Élu ensuite président de la Turquie, il le fut pendant près de vingt ans, durant lesquels ils posa les bases de la Turquie moderne : réforme de l’alphabet, grands travaux, nouvelle constitution, nombreux sont les héritages qu’il a laissés. Le musée à sa mémoire est assez intéressant, et nous avons particulièrement aimés les immenses peintures murales qui relatent les épisodes de la Guerre d’indépendance. A la sortie nous avions droit à un coucher de soleil wagnerien.

Devant le mémorial Atatürk

Le mémorial Atatürk

Nous achevions cette journée avec Jacky, qui nous emmena d’abord déguster un des meilleurs kébabs de la ville, avant de nous faire goûter un bon Nargile avec les locaux. En une journée nous eûmes un excellent aperçu de ce pays en pleine expansion, qui vaut vraiment le coup d’une visite.

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La Shisha

30/03/2011 Pascal un commentaire

shisha dubai

On ne pouvait pas ne pas faire un petit article sur la Shisha, ou Narguilé en Turquie, cette grande pipe à eau utilisée dans tous les pays du moyen Orient pour fumer du tabac parfumé. Nous ne sommes pas fumeurs, mais on se damnerait pour une bonne shisha.

Tout d’abord comme on se demande souvent comment ça marche, donc voici un petit descriptif pour votre culture (source wiwipedia):

Le narguilé se compose de plusieurs parties : la cheminée, le bol supérieur, le corps (ou réservoir), la pipe immergée et le tuyau. Le narguilé peut également posséder un plateau situé entre la cheminée et le bol supérieur. Le bol (aussi appelé miska z gowna) contient le mélange de tabac, de mélasse et d’essences de fruits parfois appelé tabamel et le charbon, qui est posé par dessus. Le bol se pose au sommet de la cheminée. Le corps du narguilé est rempli d’eau à moitié de sa hauteur, la pipe immergée est ensuite placée dans le réservoir, et reliée à la cheminée et au tuyau. La fumée du tabamel passe par l’eau et est filtrée dans celle-ci avant d’atteindre la bouche du fumeur, qui aspire dans le tuyau prévu à cet effet.

Le tabac utilisé dans les narguilés est spécialement conçu à cet effet : il a l’apparence d’une pâte humide, composé d’environ 30 % de tabac, qui est fermenté avec environ 70 % de mélasse, de miel et de la pulpe de différents fruits, qui sont destinés à donner à la fumée une saveur et un arôme fruité. On en trouve à tous les goûts: de la pomme à la cerise, de la menthe aux multifruits, et même le capuccino ou le caramel.

Bertrand l'expert en pleine dégustation

Bertrand l'expert en pleine dégustation

La sisha, c’est non seulement pas mauvais, mais ça a surtout un côté convivial qui accompagne aussi bien les grandes réflexions philosophiques que les grosses fêtes entre copains. Pour moi, ça évoque des après-midi à bosser les maths en prépa avec Doudou, des gros week-end à Puyricard sous les platanes ou dans la yourte, un réveillon au Népal en charmante compagnie…

On ne pouvait donc pas passer par Dubai et la Turquie sans shisha. A Dubaï nous avons donc fait l’achat d’une petite shisha avant de nous rendre dans le désert, et elle  tourné non stop toute la soirée, directement approvisionnée par les charbons tirés du feu. Croyez moi rien ne vaut une petite shisha à la pomme (la classique) couché dans le sable sous les étoiles avec les copains!

Dans le désert de Dubaï

Même au petit déjeuner on s'en refait une petite

A Ankara, c’est Jacky qui à notre demande nous a fait découvrir comment se consommait le Nargile. Avec lui direction non pas un bar à touriste comme il y en a tant à Istanbul, mais un vrai troquet perdu dans un quartier ordinaire d’Ankara, où sur deux étages enfumés on vient jouer à des jeux de société entre hommes, avec chacun son nargile et son verre de thé à la main. Et là on comprend qu’une bonne sisha c’est vraiment tout un art. Un préposé passe tous les quart d’heures vérifier que le charbon est encore chaud, le change au besoin, et on peut tranquillement savourer ce qui se fait de mieux, une fumée très parfumée et très fine, qui ne déchire pas la gorge, un goût qui reste en bouche, surtout en approchant le bout de la pipe très près de la langue quand on aspire, conseil d’expert…

Avec Jacky le pro

Avec Jacky le pro

Bien sûr ça reste de la fumée, et certaines études disent qu’une séance de shisha correspond à la consommation de 30 où 40 cigarettes, car le charbon et le tabac dégagent pas mal de substances toxiques… ça tombe bien nous ne sommes pas turcs, donc tant que ça reste occasionnel ça pose pas vraiment de problème. D’ailleurs nous n’avons pas hésité à nous faire deux dernières shisha lors de notre passage à Istanbul, et ce ne seront sans doute pas les dernières.

Les chercheurs d’Absolut!

P1020888 (FILEminimizer)Nous avons vogué ensemble sur l’Atlantique, l’Amazone, entres les îles d’Indonésie, avons conquis de nombreux volcans, marché dans l’Himalaya, plongé dans les mers turquoises, traversé la Pampa et la Patagonie, mais nous n’étions pas allés dans le désert au Moyen Orient. Allons y, mais en mode patron !

Séance dégonflage de pneus! C'est du sérieux, Pascal au chrono!

Séance dégonflage de pneus! C'est du sérieux, Pascal au chrono!

Oui, patron, car nous étions 4 et avions deux 4×4. Une jeep décapotable et un  Pajero qui ne sait jamais aussi bien porté. Nous sommes sortis de Dubai sous une tempête de sable (ça nous changeait des tempêtes de neige du 74), direction le désert pour aller bivouaquer au milieu du désert. Quelques 50 kilomètres à la sortie de Dubai, après un arrêt pour acheter du bois et une chicha, nous voici au pied des  premières dunes. On aperçoit des chameaux, on dégonfle les pneus à 12 , on enlève l’ESP, on passe en boite courte, et c’est parti pour de la glisse et du plaisir. Il faut un peu de temps pour s’habituer au type de conduite dans le sable, et faire attention aux sommets des dunes car on ne sait jamais comment elles cassent, mais entre le pajéro et la jeep nous nous sommes régalés sur les pistes. Le sable, c’est un peu la poudreuse des émiratis. On a devant nous un grand champ de dunes qui forme un espace de jeu sans fin. Bien sûr, on commence à attaquer un peu, c’est le moment idéal pour planter le Pajero en haut d’une dune. Ce sera le seul plantage du week-end, mais nous avons dû tout de même sortir la pelle et les plaques…

Alex n'est toujours pas à la mode de Dubai! Il pelle et madame prend la pose!

Alex n'est toujours pas à la mode de Dubai! Il pelle et madame prend la pose!

On reprend nos chemins de sable et nos dunes, direction l’est, on traverser des routes à la perpendiculaire, pour arriver au pied d’une dune d’environ 150 mètres de haut et d’un spectacle saisissant. Peut-être une centaine de 4×4 regroupés au pied des dunes avec 3 ou 4 fois plus d’émiratis qui regardent les tentative d’ascension de la dune  de conducteurs furieux dans des vieux patrols sur-jantés ou des jeeps surboostées qui envoient du lourd. Les rupteurs claquent, ça fume noir, les conducteurs n’ont qu’un neurone, celui qui permet d’accélérer à fond. Mais c’est très distrayant. J’étais juste un peu moins rassuré quand il a fallu traverser les prises d’élan et éviter les 4×4 pour continuer notre chemin jusqu’au bivouac au milieu du désert.

La dune des rupteurs!

La dune des rupteurs!

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On se trouve un endroit dans un creux entre les dunes, mettons les voitures sur les crêtes, plus des flambeaux pour éviter de se prendre un quad ou un 4×4 qui ne nous verraient qu’au dernier moment et on allume le feu. On allume le feu puis la chicha (qui a bien fonctionné cette nuit là),  sortons le rosé et le pastis (en deux mots l’alcool d’où le titre de l’article), et la soirée fut belle et étoilée.  D’ailleurs on aperçut de nombreux avions dont le Bombay/ Sharja de 22H20. Le silence dans le désert sous les étoiles autour du feu, ce fut un petit bonheur. Ce qui fut peut-être le plus fort, fut le réveil par les dromadaires au petit matin…

On ne peut même plus être tranquille au milieu du désert!

On ne peut même plus être tranquille au milieu du désert!

Alors on fait connaissance!

Alors on fait connaissance!

Bien sûr, nous n’en avions pas assez, alors pour notre deuxième journée direction le quad, avec en fond sonore un petit Christophe Maé et quelques bols, surf et franchissements de dune. Le sable change à chaque heure et derrière chaque dune, mais ces jours-ci , on a touché du sacré sable. Il avait plu, et on avait une couche supérieur meuble sur un e couche inférieur assez dur pour passer où l’on voulait. En quad, une nouvelle fois, c’est le pied, et c’est de la glisse à l’état pur. Les sensations sont décuplées par rapport au 4×4 et il y a de quoi se faire très plaisir en une heure, surtout quand  nos hôtes nous invitent une nouvelle fois. Attention à la sortie d’une session de quad, quand vous reprenez votre voiture, c’est un peu comme quand vous reprenez votre voiture après une session de kart. Donc une deuxième journée au top, ponctuée par la visite du champ de courses de chameaux et des entrainements de chameaux. Pour info, un français a mis au point une machine qui joue le rôle du jockey, et durant la course les entraineurs suivent la course en 4×4 et actionnent les boutons pour cravacher et diriger le chameau… Ils sont un peu fous ces gaulois, pardon, ces émiratis.

Vous avez dit: "Terrain de jeu"?

Vous avez dit: "Terrain de jeu"?

Enfin, nous ne sommes pas encore des Theodore Monod, chercheur d’absolu, mais en tant que chercheur d’expériences, ce bivouac restera comme une expérience mémorable. Merci Caro et Alex pour ce bivouac au top ! Bon j’arrête car comme dirait Theodore : « Parler du désert, ne serait-ce pas, d’abord, se taire, comme lui, et lui rendre hommage non de nos vains bavardages mais de notre silence ? »

Au sommet d'une dune! Le top top!

Au sommet d'une dune! Le top top!

DUBAI? Yes I BUY.

Dubai et la Burj Khalifa...et la fine équipe!

Dubai et la Burj Khalifa...et la fine équipe!

De bleu de bleu, quel accueil et quelle étape, entre les Indes et l’Europe. Nous ne pouvions pas rejoindre Dubai en bateau pour rejoindre Caro et Alex ainsi que Constance, la cousine de Pascal, et sa famille, alors nous avons triché pour l’avant dernière fois en volant depuis Bombay. Le dernier trajet en avion sera Dubai/ Ankara, avant de rejoindre Paris en auto-stop.

Un petit déj à française

Un petit déj à française

Dans la série les chocs de culture et d’environnement, je voudrais les trois heures d’avion qui séparent Bombay et Dubai. Nous revenions du Népal, en passant par l’Inde du Nord, une petite excursion à Goa certes, mais vos patrons étaient vraiment en mode gros baroudeur. Inutile de préciser que Pascal avait dormi dans la gare de Bombay quelque temps auparavant et que nos amibes étaient au top. Donc nous sommes passés du mode gros baroudeur en Inde au mode expat à Dubai dans des appartements du CAC40. A notre arrivée, on vient nous chercher dans une voiture avec cuir (oui, oui, cuir qui sent le cuir et qui a la texture du cuir), avec la clim (on peut même régler la température pour le passager gauche ou droit), et surtout les 4-5 voies sont vides (comparées aux

Le métro de Dubai!

Le métro de Dubai!

routes bondées à sens unique en Inde) et il n’y a pas de vaches (ce qui est plutôt triste mais reposant). Juste quelques gros 4×4 et quelques porsches. On traverse le désert de puis pour rejoindre Dubai , sur les paneaux on peut lire Jebel Ali, Abu  Dhabi. Puis d’un seul coup, on arrive sur la route principale , la Sheikh Zayed road  et on en prend plein les yeux. Les fondations des autoroutes suspendues sont peintes couleur crème et il y a des moulures sur ces fondations peintes en marron. De nuit, les tours toutes différentes grimpent, le métro est superbe, les ingénieurs savent encore avoir des projets ambitieux et réussis, et les buildings s’enchainent à toute vitesse. Jusqu’à ce que l’on soit au pied de la tour Burj Khalifa. 828 mètres. La plus haute tour au monde ! On appelle cela une tour Patron ! De plus, on la voit bien depuis la piscine de presque 25 mètres (à mesurer J) de la résidence de nos hôtes.  Un apéro habituel pour fêter les retrouvaillles toujours aussi chaleureuses et le lendemain matin après avoir dormi dans un VRAI lit et pris une VRAIE douche, Caro nous sert le petit dèjeuner à la française avec croissant, miel de Chaumigny, et expresso comme on les aime.

Dupont et Dupont en mode discrétion!

Dupont et Dupont en mode discrétion!

Le décor est planté, allons voir les plantations ! Bien sûr nous sommes allés sur LA palme (l’île artificiel en forme de palmier), avons apprécié l’entrée de palace, l’hotel Burj Al Arab (7 étoiles) en forme de voile mais qui possède sur la façade face à la mer une croix de quarante mètres par vingt (je like), et avons visité les malls (grands centres commerciaux). D’ailleurs pendant l’été et ses 55 degrès à l’ombre, la

Aquarium dans un centre commercial. Tellement évident!

Aquarium dans un centre commercial. Tellement évident!

ballade dominicale consiste à marche dans ces centres commerciaux pour se dégourdir les jambes. Dubai possède de nombreuses attractions pour passer quelques bons jours, restaurants du monde entier dans des cadres toujours uniques, plage, ski, kite surf, chute libre, spectacle de fontaines au pied de la tour Burj Khalifa (qui nous rappelle celui du Bellagio à Vegas)parcs d’attractions avec toboggans, nage avec dauphins, des bars plutôt select (attention la bouteille de Laurent Perrier rosé à The Address n’est pas donnée) shopping à gogo, les escapades dans le désert et les courses de chevaux avec l’hippodrome colossal de Meydan. Petit bémol, on ne peut pas parier sur ces courses, il n’y a pas d’alcool sur le champ de courses, qui sont espacées d’une heure. Bonjour l’ambiance !  Il y a aussi le vieux Dubai qui a 50 ans J. C’est le quartier des pseudo-souks, qui est séparé en deux par un bras de mer, sur lequel vogue les dhows, bateaux typiques de commerce de la région. Car la province de Dubai au sein des Emirats Arabes Unis a su se construire sur l’or noir, mais aussi sur le commerce, l’immobilier, et les services pour tous les pays du Golfe. Enfin, Dubai possède un musée exceptionnel (n’est ce pas Caro J ), le musée de Dubai que vous pouvez visiter en 45 minutes…

Allez Pascal, encore quelques mois de voyage et tu auras les cheveux plus longs que nos hotes

Allez Pascal, encore quelques mois de voyage et tu auras les cheveux plus longs que nos hotes

Dubai,  une ville assez unique au milieu du désert pour passer quelques jours, cher à notre ami Doudou, aux amis de Genève,  et à une partie de la famille de Pascal.

Burj Al Arab

Burj Al Arab